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[...] Le 31 juillet, derrière le drapeau rouge - la fameuse photo devenue affiche -, les femmes de Lesconil se rendent avec Tillon jusqu'aux usines du Guilvinec afin d'y étendre la grève. Les 370 ouvrières de la localité leur emboîtent le pas, de même, le 4 août, que celles de Plonéour-Lanvern (Larzul et Raphalen) et de l'usine Lecointre de l'Ile-Tudy.
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[...] Stupeur en juillet 96, l'usine Chacun, le fleuron de la conserverie bigoudène était menacée de fermeture et les employés contraints d'envisager leur transfert sur le site de Pont-Aven. Déjà en 1992, par suite de redressement judiciaire, la conserverie était passée d'Olida aux mains d'Exal, qui avait déjà avalé Raphalen et Pêcheurs de France. Après une restructuration, 27 ouvriers sur un effectif de 156 salariés avaient été laissés sur le bord du chemin. Le groupe Sea Deal, issu d'Exal, décida par souci de productivité et de mise aux normes sanitaires européennes, d'opérer ce transfert, proposant aux salariés de Chacun un déplacement journalier par car ou le chômage. La municipalité du Guilvinec mit alors en place une cellule de crise. Les ouvrières créèrent un comité de défense qui recueillit 6000 signatures pour le maintien de l'usine à Men Meur. La fermeture fut d'autant plus mal acceptée par la population que Paul Chacun était devenu propriété à 67% de la coopération maritime par le biais de Pêcheurs de France. Un comble !
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