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1926 : la grève des sardinières de Douarnenez |
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[...]Ce fut au Guilvinec, l'un des évènements les plus marquants de la première moitié du siècle tant par sa soudaineté que par son ampleur. Il est resté dans la mémoire collective comme le symbole de la lutte ouvrière, pourtant dans un monde assez peu syndicalisé, grâce à son slogan revendicatif "Pemp real a vo" (traduction littérale : "Ce sera 1 franc 25", le tarif horaire réclamé, soit une augmentation conséquente de 22 centimes), et surtout par l'image, immortalisée depuis, des Bigoudènes défilant drapeau rouge en tête.
Le mouvement revendicatif commença le 26 juillet à Lesconil "la rouge" en pleine période de sardines. Les ouvrières décrétèrent la grève, et pour ne pas rester isolées, décidèrent de manifester dans les rues du Guilvinec pour étendre leur mouvement. Devant l'usine Paul Chacun, elles tentèrent de débaucher le personnel, puis à la Société brestoise, et enfin chez Riom rue Poul Ar Palud. Les ouvrières guilvinistes pour la plupart, se mirent en grève et manifestèrent dans les rues en chantant l'internationale.
Pour mieux structurer le mouvement, Charles Tillon, délégué de la CGTU, arriva au Guilvinec. Il harangua les grévistes, réclama 1.35 fr. de l'heure et l'échelle mobile des salaires. Une manifestation à Pont-L'Abbé tenta d'entraîner le personnel de l'usine Béziers. La grève dura près d'un mois. Finalement le patronat accepta le prix de 1.25 fr.. "Pemp real a zo bet". La plupart des ouvrières furent reprises sauf des déléguées syndicales. Mais Marcel Chacun, déçu par le comportement des ouvrières à son égard, déclara qu'il n'habiterait plus Le Guilvinec.
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Juillet 1996 : Annonce de la fermeture de l'usine Chacun-Le Guilvinec |
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[...] Stupeur en juillet 96, l'usine Chacun, le fleuron de la conserverie bigoudène était menacée de fermeture et les employés contraints d'envisager leur transfert sur le site de Pont-Aven. Déjà en 1992, par suite de redressement judiciaire, la conserverie était passée d'Olida aux mains d'Exal, qui avait déjà avalé Raphalen et Pêcheurs de France. Après une restructuration, 27 ouvriers sur un effectif de 156 salariés avaient été laissés sur le bord du chemin. Le groupe Sea Deal, issu d'Exal, décida par souci de productivité et de mise aux normes sanitaires européennes, d'opérer ce transfert, proposant aux salariés de Chacun un déplacement journalier par car ou le chômage. La municipalité du Guilvinec mit alors en place une cellule de crise. Les ouvrières créèrent un comité de défense qui recueillit 6000 signatures pour le maintien de l'usine à Men Meur. La fermeture fut d'autant plus mal acceptée par la population que Paul Chacun était devenu propriété à 67% de la coopération maritime par le biais de Pêcheurs de France. Un comble ! |
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