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Perspective

La Ville idéale (Città ideale)

Ce panneau de 239,5 x 67,5 cm se trouve à la Galerie nationale des Marches (Urbino). L'auteur de ce tableau n'est pas connu, c'est peut-être Luciano Laurana (mort en 1479), l'architecte de Federico da Montelfeltro, auquel certains attribuent également le panneau de Baltimore. A moins que ce ne soit Piero della Francesca, ou un autre architecte, par exemple Francesco di Giorgio Martini, Francesco di Giorgio ou Giuliano da Sangallo, ou encore un simple exécutant, comme on l'envisage pour le panneau de Berlin dont on dit que la qualité est moindre

L'auteur

Piero di Benedetto de Franceschi dit Piero della Francesca  est né entre 1412 et 1420 à Sansepolcro dans la haute vallée du Tibre en Toscane, ville où il meurt le 12 octobre 1492.La maîtrise de l'art de la perspective, du rendu de la lumière et de la qualité du traitement des couleurs de Domenico Veneziano influença Piero della Francesca avec lequel il commença sa vie de peintre.

Piero della Francesca et Melozzo da Forlì sont les plus célèbres maîtres de la perspective du XVe siècle.

Il a notamment réalisé les portraits du duc d'Urbino Frédéric III de Montefeltro et de son épouse , réalisés entre 1460 et 1470, tempera sur bois, les deux profils se font face sur fond d'un paysage idéalisé et en perspective.

La perspective bifocale également appelée classique est la plus couramment employée, à tel point que lorsqu’on parle de perspective sans préciser.  C’est de se qu’il s’agit dans cette toile.

Vers 1425, dans sa première expérience, Brunelleschi avait collé une plaque d'argent bruni en lieu et place du ciel pour que s'y réfléchissent les cieux "réels". Ici le peintre donne à voir en peinture l'impalpable, le moins réductible aux mesures de la géométrie.

La composante graphique de la peinture (son tracé géométrique, calculé, qui a partie liée avec l'architecture) et sa composante chromatique (le ciel et les nuages, sans limites ni mesures) se rencontrent. Le ciel ne pouvant pas être "représenté", l'artiste renonce à le peindre. On peut peindre la perspective, comme l'explique Piero della Francesca dans son Traité De Prospectiva Pingendi, mais la peinture n'est pas seulement affaire de points, de lignes et surfaces.

L'Analyse de l'oeuvre


Elle utilise deux points de fuite principaux situés sur la ligne d’horizon et peut-être une troisième situé sur la verticale.

Dans ce tableau rigoureux, qui montre une perspective strictement urbaine, elle possède une ouverture qui permet de voir un fragment de ciel. Avec un traitement moderne : une coulée de blanc sur fond bleu. Aucune présence humaine dans ce décor. Seuls les deux pigeons sur la corniche du palais, au premier plan à droite, sont vivants. Aucune végétation, sauf une plante à côté des deux pigeons.

Parmi les portes ou fenêtres, certaines ont un ou deux battants, comme le portail du bâtiment rond central, où se trouve le point de fuite.


Le long de la rivière pendant le festival Qingming

Beaucoup de gens pensent que il n’y a aucune perspective dans la peinture traditionnelle chinois.c’est pas vrai.comme La peinture occidentale,la peinture traditionnelle chinois a aussi besoin de perspective.


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La perspective selon JD Huang

La perspective dans la photographie obéit à des règles particulières qu'elles soient techniques ou artistiques. Ce sont ces techniques qu'à utilisé JD Huang, un photographe taïwanais, pour réaliser la série de photo appelée "Vacancy".

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Beneath every carpark : la perspective façon Beevers

Vous l'avez peut être déjà croisé, au détour d'une ruelle fréquentée, quelque part en Europe... Vous l'avez peut être déjà vu, lui et son style bien particulier, allongé sur sa chaise, casquette vissée sur la tête... Vous l'avez peut être déjà vu en action, ou simplement après travail fini, en vrai ou via photographie...

Ce pseudo inconnu, maintenu comme tel pour ce faux suspens, c'est Julian Beevers, un artiste Anglais, principalement de rue, reconnu dans le monde entier pour ces dessins au pastel gras, réalisés à même de sol en anamorphose, et se jouant souvent de la perspective des belles rues de nos charmantes capitales Européennes. 

Beevers, c'est un monstre de la perspective. Travailleur acharné et perfectionniste, il a le soucis du détail qui n'échappera pas à l'oeil aguerrît de celui ou celle qui aura la chance d'admirer quelques unes des ces oeuvres, en trois dimensions. A la seule condition d'être placé sous le bon angle de vue, bien évidement !

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L’École d'Athènes, par Raphaël.

L’École d'Athènes

Raffaello Sanzio, dit Raphaël


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Réalisée entre 1509 et 1512, cette fresque aux dimensions considérables est une commande du pape Jules II. En effet, en 1508, Raphaël (alors âgé de 25 ans) est officiellement nommé peintre de la papauté. Ayant l'ambition de créer une large composition traitant à la fois de l'idéologie antique et de la pensée chrétienne de la Renaissance, Raphaël y symbolise également la philosophie et la recherche du vrai.

Exécutée pour les appartements de Jules II, ses dimensions sont de 7,70 x 4,40 m. Les couleurs dominantes sont l'ocre, le beige et le pastel. L'utilisation de l'ombre et de la lumière est, pour l'époque, une particularité.


:: Description et composition de l'oeuvre ::...


Cette véritable allégorie de la Philosophie permet à Raphaël de rassembler les figures majeures de la pensée antique. Il les incarne par les illustres artistes de son temps (et de lui-même) faisant ainsi de la Rome moderne l'équivalent de la Grèce antique.

La peinture compte cinquante-huit personnages qui sont séparés en deux plans distincts :

Au premier plan, on retrouve le groupe des Théoriciens. On peut entre autres remarquer Pythagore, annotant ses impressions dans un manuscrit (coin inférieur gauche) ou encore Euclide (coin inférieur droit) démontrant l'une de ses conjectures à l'aide d'un compas.

Au second plan, le groupe des Philosophes est représenté ; encadré par Platon et Aristote. La composition est d’ailleurs dominée par ces deux personnages centraux. Le premier lève la main pour rappeler que la réalité se trouve dans le ciel des Idées ; le second l'abaisse pour suggérer qu'elle est intimement liée à notre expérience terrestre.

Nous pouvons également noter la présence de Raphaël au premier plan.


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:: Traitement de la perspective ::...


Pour réaliser cette fresque colossale, Raphaël a eu recours à différentes techniques de perspective.

Tout d'abord, le point de fuite principal est le point de concours de deux droites qui représentent des perpendiculaires au tableau. Ce point est également le centre d'un carré - en bleu - limité en hauteur par les deux personnages centraux, (Platon et Aristote) et en largeur par les verticales de la dernière arcade.



Pour rendre cette profondeur à la fresque, les diagonales du dallage horizontal donnent les points de distance. Sur le schéma ci contre, l'horizontale jaune est la ligne d'horizon et les points de distance sont les intersections de la ligne d'horizon avec les droites vertes.

Les fuyantes du sol se rejoignent par définition au niveau du point de fuite, et c’est le prolongement de ces mêmes fuyantes qui détermine le positionnement des voûtes de l’arrière plan. Les parallèles aux diagonales du carré bleu permettent également de dessiner un carré jaune qui est lui-même inscrit dans le demi-cercle représentant la voûte principale. Ce savant mélange de formes géométriques de base permet d'établir une véritable harmonie sous nos yeux.



Les lignes fuyantes du sol, de l'escalier et des voûtes assurent à chaque personnage sa place dans l'espace. Pour éviter les effets mécaniques de la perspective, Raphaël fait appel à la proportion : la dimension est une grandeur physique et la proportion, un rapport de dimensions.



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